Pour répondre à la demande D’Yvon, voici quelques photos de l’installation des panneaux.
Vous remarquerez que sur l’extrême gauche (vilain jeu de mots) il y a une cheminée inox qui n’est autre que celle de mon feu à bois situé dans le living. Installé depuis l’an dernier, le chauffage au bois m’a fait gagner quelques euros tant le gaz propane (même en vrac) revient cher. Mon toit exposé sud sud-ouest, position idéale pour des panneaux solaires, a une pente de 30° (parfait aussi), mais le problème, c’est que vers 17H, l’ombre de la cheminée s’étale sur le toit. Et alors !? Direz-vous… Et bien, les panneaux étant montés « en série », la puissance * des 20 panneaux sera tributaire de la puissance du panneau le moins performant. Voilà, vous avez compris que si l’ombre de ma cheminée s’étale sur un ou deux panneaux, la performance de l’ensemble se trouve amoindrie.
Vous comprendrez maintenant pourquoi j’ai décentré tous les panneaux vers la droite du toit… juste pour éviter l’ombre de la cheminée. ;-)
Pour ceux que cela intéresse voici de plus amples explications...
(*) Souvent, les vendeurs de matériel photovoltaïque parlent de la puissance crête d'un module mais rarement de son rendement. Or, ce paramètre est évidemment important pour juger de sa qualité.
Heureusement, les 2 éléments sont intimement liés. La puissance crête d’un module correspond à la puissance électrique de celui-ci dans des conditions standards (1000 W/m², 25°C, AM 1,5). En connaissant la surface d’un module et sa puissance crête, il est donc aisé de calculer le rendement. Il suffit en fait de calculer la puissance crête par mètre carré et de la comparer à l’ensoleillement des conditions standards : 1000 W/m².
Le rendement d’un module est donc égal à sa puissance crête par m² (en W/m²) divisé par 1000 W/m².
Exemple: un panneau de 200 Wc a une superficie de 1,6 m². Sa puissance crête par m² est donc de 200/1,6 soit 125 Wc/m². Le rendement de ce panneau est donc de : 125/1000 = 12,5 %
Les modules photovoltaïques sont très sensibles à l'ombrage. Contrairement aux panneaux solaires thermiques qui peuvent tolérer un peu d'ombrage, les modules photovoltaïques ne peuvent être occultés, principalement à cause des connections électriques (en série) entre les cellules et entre les modules.
On distingue 2 types d'ombrage : l'ombrage total et l'ombrage partiel.
L'ombrage complet empêche tout rayonnement (direct et indirect) d'atteindre une partie de cellule photovoltaïque (par exemple, une déjection d'oiseau, une branche d'arbre sur le panneau, une couverture). L'ombrage partiel empêche seulement le rayonnement direct d'atteindre une partie de la cellule photovoltaïque (par exemple, une cheminée, un arbre, un nuage).
Souvent, les cellules d'un module photovoltaïque sont connectées en série. Ainsi, la cellule la plus faible va déterminer et limiter la puissance des autres cellules. L'ombrage de la moitié d'une cellule ou de la moitié d'une rangée de cellule diminuera la puissance proportionnellement au pourcentage de la surface ombrée d'une cellule, dans ce cas de 50%. L'ombrage total d'une rangée de cellules peut réduire à zéro la puissance du module.
Pour ces raisons, il conviendra de choisir un endroit approprié pour l’installation d’un système photovoltaïque où il y a, le moins d’ombrage possible. Si des obstacles présents autour d’une installation photovoltaïque ne peuvent être évités, la conception du système devra permettre d’atténuer les conséquences de ces obstacles sur le rendement.
On considère en Région wallonne qu'une installation photovoltaïque fixe d'une puissance de 1 kWc produira environ 850 kWh par an, dans des conditions optimales. Cependant, la production d'électricité d'origine photovoltaïque dépendra principalement de certains paramètres comme l'orientation, l'inclinaison et les conditions d'ombrage.
Pour des projets de grande ampleur, une analyse plus approfondie de la ressource solaire est nécessaire afin de mieux évaluer la production d'électricité.
Cette analyse approfondie doit tenir compte des variations saisonnières qui modifient les valeurs mensuelles moyennes d'ensoleillement. Les variations saisonnières traduisent principalement les mécanismes suivants :
• l'inclinaison des rayons du soleil liés à la hauteur du soleil par rapport à l'horizontale (ensoleillement direct et diffus)
• la réverbération du sol (albedo)
• les effets climatiques (vent, couverture nuageuse)
• atténuation des rayons lumineux par l'atmosphère (latitude, altitude)
• la température extérieure
La température
La température joue également un rôle important dans la performance des cellules photovoltaïques. Sans entrer dans la physique d’une cellule, on retiendra qu’une augmentation de la température diminue ses performances et qu’une diminution les augmente. C’est pour cette raison qu’il faut prévoir une bonne ventilation des modules par l’arrière pour éviter l’augmentation de la température durant les mois les plus ensoleillés et souvent les plus chauds. L’absence de ventilation peut réduire de façon importante la production d’électricité.
Il n’est pas rare d’ailleurs de constater que le record de puissance d’un système photovoltaïque soit atteint durant les mois d’hiver, par une belle journée ensoleillée. L’effet peut être encore plus surprenant avec la réflexion du soleil sur un sol enneigé, ce qui accroit encore la production d’électricité.
Une étude néerlandaise (source: http://www.eabbaltus.nl, cf. bas de la page) a comparé la production annuelle d'électricité de plusieurs installations photovoltaïques présentant des caractéristiques différentes au niveau de la ventilation des modules. On retiendra qu'un système à l'air libre posé sur le sol perd environ 0,5% de la production annuelle à cause de l'augmentation de la température des cellules. Un système en surimposition de toiture perd environ 3% et un système intégré non-ventilé perd jusqu'à 5% de la production annuelle d'électricité.
Les autres paramètres
Outre les ressources solaires, limitées par les effets d'ombrage, de nombreux autres paramètres peuvent influencer la productivité d'un système photovoltaïque.
De façon générale, on retiendra les éléments suivants :
• la surface des modules doit être maintenue propre des poussières, déjections d'oiseaux, mousses, etc. Généralement, il n'y a pas besoin de s'en préoccuper car la pluie nettoie suffisamment la surface des modules, (une inclinaison des modules de 15° est suffisante pour obtenir un auto-nettoyage efficace du verre), mais une vérification périodique est conseillée.
• l'onduleur doit être en parfaite adéquation avec les caractéristiques de l'installation photovoltaïque. Un sous ou surdimensionnement de l'onduleur peut diminuer fortement les performances de l'ensemble du système.
• on évitera toute utilisation additionnelle d'énergie pour faire fonctionner le système photovoltaïque (gadgets en tout genre).
• Par ailleurs, on privilégiera l'installation d'un système photovoltaïque à un endroit accessible pour la vérification périodique de la propreté des modules et pour toute réparation ultérieure.
Après cette (petite) parenthèse, voici enfin les photos…
Vue panoramique du toit nu.

Fixation des rails support sur les crochets ; ceux-ci ont été fixés sur les chevrons de la toiture (quelques ardoises ont dû être enlevées pour cette opération, et remises aussitôt) et, passage des câbles électriques.

Pose des panneaux.

Vue du toit panneaux montés (vous remarquerez l’ombre de la cheminée qui s’avance sur le toit)

(à suivre….)




Avec une énergie électrique essentiellement d'origine nucléaire ,nous avions en France l'électricité la moins chère au monde.mais pour permettre aux concurrents d'EDF d'exister, l'état lui a imposé de revendre un quart de l'électricité produite par ses 19 centrales nucléaires.


Une solution... raccourcir la cheminée d'un ou deux élément (fixés par des clips donc facile à monter/démonter) De plus, c'est une cheminée pour un poêle d'appoint, il ne fonctionne pas souvent...









