Bignone allons voir si ma prose
Qui ce matin avait arthrose
Ainsi qu'une ampoule à l'orteil
N'a point gagné dans la journée
De ne plus être trépanée
Alors que descend le soleil.
Las ! Voyez par ce temps d'orage
Elle devient vraiment peu sage
Et se transforme en abreuvoir !
Ô vraiment, douce créature,
Laissons donc faire la nature,
Commençons cela dès ce soir !
Lors que je vous cueillais, Bignone,
Tandis que vous jouiez la nonne,
En sa plus prude cruauté,
Criiez ! Criiez votre tendresse :
Comme à tout homme la faiblesse
A fait trembler votre beauté !






