Un article qu'Alex m'a fait passé sur "la bête noire des hérons". Paru le 9 août 2008 dans "Actu24.be"
J'avais déjà lu l'article et certains d'entre-vous probablement aussi .. C'est assez cocasse...
Il faut quand même un plan d'eau assez important ou alors avoir la version "nain de jardin"..
En fin d'article, il y a également une vidéo.
Les hérons se sont donnés le mot. Il ne fait pas bon pointer le bout du bec chez Eddy Corron, à Corroy-le-Château (Belgique). La tentation est pourtant forte : à l'arrière de sa propriété, l'homme a aménagé un superbe plan d'eau où se repaissent des carpes koï bien en chair.
Ces poissons peuvent dormir sur leurs deux ouïes. Avec Eddy Corron, ils n'ont rien à craindre. Ce fan d'informatique et de microélectronique, spécialisé dans les questions de sécurité, mène la vie dure à ces échassiers, grands pourfendeurs de la faune piscicole.
Jets d'eau et cris de crapaud
Il y a quelques années, cet habitant de Corroy s'était déjà distingué en mettant au point un premier système de protection des plans d'eau contre les hérons. Un système qu'il a testé sur son propre étang d'agrément. «La présence d'un héron déclenche de puissants jets d'eau et génère des cris de crapaud, explique l'inventeur. C'est bien connu : le héron n'aime pas les crapauds».
Eddy Corron dépose un brevet. Le système est efficace, mais il a un inconvénient : il exige pas mal d'adaptations et d'investissements. Et quand l'on met dans la balance le coût de l'investissement et la survie de quelques carpes, le calcul est souvent vite fait.
Eddy Corron n'est pourtant pas homme à renoncer facilement. Il y a un peu plus de deux ans, une nouvelle idée émerge, toujours au départ de son indéfectible sens de l'observation. «Au fond, je me suis dit que le héron n'avait pas d'ennemi, à part un : le pêcheur. C'est pourquoi je me suis mis en tête de concevoir la réplique d'un pêcheur, pour tromper le héron. Cela a donné le koï-keeper».
Le défi n'est pas mince. Non pas tellement pour trouver un mannequin et l'habiller, mais bien pour lui donner un semblant de vie.
Le résultat pour le moins bluffant. Le pêcheur pivote sur lui-même, sa canne se déplace sur l'eau et l'homme peut même prononcer des phrases du style «aujourd'hui, cela ne mord pas», assorties d'un solide juron. Mine de rien, le «koï-keeper» est un petit bijou de technologie. Celle-ci se cache dans le panier de pêche, qui sert aussi de siège au pêcheur-automate. «Le pêcheur ne fait jamais deux fois la même chose, il détecte les présences, pivote sur lui-même, fait la différence entre le jour et la nuit. Il embarque à bord neuf programmes qu'il est possible de commander soit sur le boîtier, soit à distance».
La mise au point du koï-keeper représente deux bonnes années de travail pour Eddy Corron. Pour la programmation, il est parti d'une feuille blanche : «Le programme comporte 26 pages de programmation», sourit son papa. Sa mise au point a contraint Eddy Corron à acquérir de nouvelles connaissances en programmation de microprocesseurs, de pic assembleurs et de microcontrôleurs. «J'ai appris sur internet et c'est un nouveau monde qui s'est ouvert». Déjà, la maîtrise de cette technologie fait émerger en lui de nouvelles idées d'application. «C'est sûr, vous entendrez encore parler de moi».






